|
We Love in Cité
Samedi 22 Mars 2008 - Cité de la musique
Froideur hivernale pour début de Printemps où la Cité de la Musique et We Love Art présentent une soirée unique axée sur la performance scénique des artistes et leur rapport à l’image.
Dans ce haut lieu de la musique à l’architecture impressionnante, le son imprègne encore timidement la salle où le public avance à pas feutré dans l’immensité du bâtiment.
Le set de d-i-r-t-y Sound System ouvre en douceur le dance floor de la rue musicale et glisse vers un vieux Vitalic et un morceau d’Iggy Pop. Le ton est donné : y’en aura pour tous les goûts ce soir !
Fujiya & Miyagi inaugure une salle des concerts déjà bien remplie, pour un show aérien. Le public sage et attentif se laisse charmer par les mélodies douces et enveloppantes. Le temps d’un court changement de plateau et c’est avec Planningtorock qu’on découvre qu’il y en aussi pour les yeux. Seule avec son micro devant un écran géant cette berlinoise nous offre une performance incroyable. On ne sait que faire. Danser, se laisser emporter par ce son si brut ou regarder avec une admiration béate les vidéos diffusées derrière elle.
Elle scotche l’assistance avec un one woman show décoiffant aux images esthétiques et luxuriantes, Cabaret délirant…
Au même moment Lindström envoie de superbes volutes néo-disco devant une assistance jeune et survoltée, rythmiques entêtantes, synthés ludiques, le jeune producteur norvégien fait l’unanimité… C’est LA surprise de cette soirée. C’est beau, envoûtant et charmeur.
Oizo sans doute galvanisé par l’accueil fait au jeune producteur nous offre dans la foulée un dj set « maximal » et terrassant. C’est le moment « bras en l’air ».
Au même moment, on se presse pour aller écouter les Scratch Massive : debout derrière leur console, tels deux capitaines de vaisseaux, les deux français délivrent ce soir là dans l’auditorium un live techno soutenu appuyé par une vidéo en noir et blanc : puissant.
Toute la nuit, on note une circulation dense entre la rue musicale et la salle de concert qui se prête, il faut bien le dire, à merveille aux performances des artistes électroniques. Se remémorer la performance de Kraftwerk il y a quelques années, dans ce même lieu permet de réaliser à quel point les choses ont évolué et combien toute cette scène est bien vivante.
Pendant ce temps, Etienne de Crécy prend place dans sa structure pour un live inoubliable. Séquence émotion, pendant les brefs silences on sent la salle vombrer, vibrer, fébrile, en alerte, ne tenant plus face à tant de beauté.
Pionnier de l’hexagone en la matière, il ferme le bal de la salle des concerts avec brio depuis une tour de lumière d’où il semble envoyer des signaux en morse à un public demandeur, more beats, more house, more riffs, more more, more : tel semblait être le mot d’ordre de cette soirée en un mot : full power…
Et on finit dans la « rue musicale » en s’offrant un dernier tour de piste sur le set chaleureux, son et lumière de Âme.
|